Histoire

 

 Champdivers 2000 ans d'histoire .....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'Epoque Gallo-Romaine

 

La civilisation gauloise puis gallo-romaine a régné sur son sol.

 

Trois voies principales sillonnaient son territoire, l’une d’elle appelée voie Agrippa conduisait de Lyon au Rhin par Chalon sur Sâone.

 

Le long de ces voies anciennes, on trouve traces de l'époque gallo-romaine : vestiges de villa, des sépultutes burgondes et des stèles gallo-romaine du IIè siècle.

 

(Document de 1919 des ponts et chaussés relatant la découverte dans le Doubs à Champdivers d'une stèle gallo-romaine) 

(La stèle gallo-romaine de nos jours)

  

Le Moyen-Âge

 

Le 20 avril 1154, le nom de Champdivers est mentionné en tant que lieu dans une bulle du Pape Urbain IV. En 1160, Humbert le vieux de "chandeves", selon la transcription du latin, confirme une donation qu'à faite son père à l'Abbaye N.D de Rosières.

Dans un écrit de 1165, l'empereur Fréderic Ier en faveur de l'Abbaye de Château-Chalon, énumère des donations et cite l'église de Molay et la chapelle de Champdivers (.. eclesia de Molain .. capella de Chamdevers..).

 

Alors que plusieurs châteaux et églises sont attestés aux XIe et XIIe siècles à Molay, Chaussin et Neublans, Champdivers n'est nommé qu'avec une chapelle. Cette seigneurie de Champdivers qui vient s'installer sur cette "motte" était probablement une branche cadette de la maison de Longwy. Toutes les familles féodales de cette basse vallée descendent les unes des autres, et ont toutes comme origine certainement la famille de Neublans.

 

Tout au long du XIIIe et XIVe siècles, apparaît dans des documents le nom de Champdivers. Guy de Champdivers, seigneur de Vaux, est cité en 1287, en 1309, Renaud de Champdivers est notaire de l'officialité de Besançon.

Ce blason reprend les armes de la famille de Champdivers "d'azur au chevron d'or", les épis de blé représentent la plaine du Finage, le lion couronné représente le Jura au sommet sont représentées les ruines de l'ancien château et en bas le nom de la commune est inscrit dans un parchemin.

 

« D’azur au chevron d’or, surmonté d’une couronne murale, tenu par un lion d'or couronné et épis de blé d'or sur une banderole en terrasse »

 

 

(Représentation de la dalle funéraire de Jean 1er et de Jeanne de Cicon, d'après le dessin de A. Marquiset (Statistique, Tome 1). Cette dalle est aujourd'hui en l'église de Molay.)

 

En 1328, Pierre de Champdivers est prieur du prieuré de la Motte. Odette de Champdivers (1390 – 1425), favorite du roi Charles VI est la sœur d'Henri de Champdivers, marié à Jeanne de Toulongeon (1382 - 1419), veuve de Tristan de Montholon, commandant de la cavalerie des ducs de Brabant et de Bourgogne, le 25 octobre 1415, à la bataille d'Azincourt, où il est tué. Elle a aussi comme frère Odinet de Champdivers, chevalier, qui en l'an 1394 suivit Philippe le Hardi lors de son voyage en Bretagne. Guyot ou Guillaume de Champdivers, un autre de ses frères, est mentionné en septembre 1391 dans les comptes royaux comme l'un des pages ou écuyers qui servaient en l'hôtel de la reine, Isabeau de Bavière.

En 1407, Guyot de Champdivers reparaît, auprès du duc de Bourgogne, comme écuyer panetier avec deux cents livres de pension. Ce même Guillaume de Champdivers s'attache à la cause de Jean sans Peur, puis de Philippe le Bon. Il sert ses deux princes avec le titre de conseiller du roi et du duc dans les affaires les plus importantes notamment de 1413 à 1425 environ.

 

Jusqu'en 1477, les seigneurs de Champdivers sont les vassaux des ducs de Bourgogne, ils habitent un manoir qui sera détruit en 1477 par Louis XI de France. Jean II, fils de Guillaume II, voit la seigneurie de Champdivers confisquée par le roi de France à la suite de la guerre de 1477 - 1479 qui l'opposait au duc de Bourgogne.

 

 

 

 

Odette de Champdivers (vers 1390 - vers 1425)

 

 

La famille de Odette de Champdivers

Odette (ou Odinette) de Champdivers est la fille d'Odin, ou Oudin, seigneur de Champdivers, et maître d'écurie du roi en 13870. Elle appartient à la famille seigneuriale de Champdivers, qui tire son nom d'un fief près de Dole et de Saint-Jean-de-Losne, dans le duché de Bourgogne.

 

Odette est la sœur d'Henri de Champdivers, marié à Jeanne de Toulongeon (1382-1419). Jeanne de Toulongeon est la sœur de deux maréchaux de Bourgogne et d'un grand écuyer de France. Elle a aussi comme frère Odinet de Champdivers, chevalier, qui en 1394 suit Philippe le Hardi lors de son voyage en Bretagne. Guyot de Champdivers, un autre de ses frères, est mentionné en septembre 1391 dans les comptes royaux comme l'un des pages ou écuyers qui servent en l'hôtel de la reine, Isabeau de Bavière.En 1407, Guyot de Champdivers reparaît, auprès du duc de Bourgogne, comme écuyer panetier. Ce même Guyot ou Guillaume de Champdivers s'attache dès lors et définitivement à la cause de Jean sans Peur, puis de Philippe le Bon. Il sert ces deux princes avec le titre de conseiller du roi et du duc dans les affaires les plus importantes notamment de 1413 à 1425 environ. 

 

 

 Odette de Champdivers, d'après une peinture de 1837.

 

Odette de Champdivers est choisie par Isabeau de Bavière.

Sa famille bourguignonne, sert le parti des ducs Philippe II et Jean sans Peur. Il paraît vraisemblable qu'Odette ait été introduite auprès de Charles VI de France, après la mort de Louis Ier d'Orléans, afin de conserver dans l'entourage royal l'influence bourguignonne. A cette époque, 1407, la reine Isabeau de Bavière avait près de 36 ans et entrait dans la vieillesse. Elle avait pourvu à la postérité du roi de France en donnant douze princes et princesses à la couronne5. De plus, le roi dans ses accès de folie pouvait se montrer violent et la reine était une de ses victimes. La reine Isabeau accepte donc sans beaucoup de peine, ni de répugnance, la relation du roi et d'Odette de Champdivers, sa cadette de 20 ans, notamment après la conception de son dernier enfant, né en novembre 1407. Dotée d'une grande beauté, la petite reine (c'est ainsi dès lors qu'Odette est désignée par ses contemporains) succède de la sorte à la reine. Le roi, surnommé « le Fol », a de violents accès de folie et la reine est une de ses victimes. Il lui est donc choisi une concubine, qui est Odette, à partir de 1405. Elle est dite avoir été très belle, et elle est surnommée par ses contemporains « la petite reine ». 

dessin de François GUIZOT 1875

  

 

 

 

  Le roi Charles VI et odette de Champdivers .

peinture d'Eugène Delacroix (1825)

 

 

 


  CharlesVI et Odette de Champdivers,Marbre de Victor Huguenin 1839 (musée de Dole)

 Maîtresse de Charles VI

 Pendant vingt ans, elle partage le long calvaire du roi de France atteint de démence. On dit même qu'elle invente pour le distraire les cartes à jouer. Selon certains auteurs, Odette porte les vêtements de la reine dans le lit royal chaque nuit, et Charles ne repère pas la substitution.  La reine Isabeau accepte la relation du roi et d'Odette de Champdivers, notamment après la conception de son dernier enfant, né en novembre 1407. La fille d'Odette de Champdivers est née, elle-aussi, en 1407. Il semble que sa relation avec le roi ait commencée probablement vers début de cette année 1407. Elle durera 15 ans.

Dans son roman de jeunesse La Dernière fée Honoré de Balzac imagine l'abnégation de la favorite : « Alors Abel ressemblait au roi Charles VI, que la petite reine Odette de Champdivers consolait tandis qu'Isabeau de Bavière dansait avec le duc d'Orléans dans le palais où souffrait son mari7. » Du vivant de Charles VI, de riches dons servirent de récompense à son dévouement. Odette est gratifiée de deux beaux manoirs avec toutes leurs dépendances situés l'un à Créteil, au Buisson et l'autre à Bagnolet, sans doute situé aux Malassis4. Elle est près du roi, lors de sa mort, le 21 octobre 1422 tandis que selon le cérémonial, la reine Isabeau de Bavière est même absente aux funérailles de son époux.

  

Après la mort du roi Charles VI

En 1418, le roi avait offert une rente à Odette de Champdivers et à leur fille Marguerite de Valois. D'avril à octobre 1422, le gouvernement moribond de Charles VI de France alloue à Marguerite de Valois la somme de cinq cents livres par an, sa vie durant, sur le péage de Saint-Jean-de-Losne.

Mais à la mort du roi, en octobre 1422, Odette et sa fille Marguerite de Valois perdent leur rente. Elles vont alors chercher refuge auprès du duc de Bourgogne, Philippe de bon. Ce dernier, octroya une libéralité à mademoiselle de Champdivers et à sa fille, qui se trouvaient dans le dénuement.

 

Le 10 avril 1424, la petite reine est appelée en justice avec sa fille Marguerite. Odette de Champdivers, qui vit, retirée sur les terres du Duc de Bourgogne, est accusée d’avoir donné des informations à un moine cordelier,  Frère Étienne Chariot, cordelier de Beuvray-lès-Autun en Bourgogne. Frère Etienne, espion de Charles VII dans la région, avertit le roi d'un massacre de ses partisans lyonnais programmé par les Bourguignons et les Anglais afin de s’emparer de la ville de Lyon. Chariot est arrêté par les Bourguignons et dénonce Odette de Champdivers.

La mère et la fille sont accusées et jugées pour avoir comploté et espionné pour la France. Odette se défendra avec adresse et intelligence, elle ne contesta pas les faits qui lui sont reprochés, mais dira qu’elle ne voulait pas perdre son âme.  

 Après 1424, Marguerite et sa mère se réfugient dans le Dauphiné, Odette de Champdivers disparaît après le 6 septembre 1424, Il est assez probable qu'elle meurt dans le plus grand dénuement. Elle est peut-être morte dans le Dauphiné en 1425.

Le roi Charles VII fit venir en 1425 sa demi-sœur Marguerite auprès de lui et la fait légitimer par lettres datées du mois de janvier 1428, à Montrichard. .    

 

Descendance de Odette de Champdivers

Odette de Champdivers et Charles VI ont une fille, Marguerite de Valois (1407-1458), qui est légitimée par son demi-frère le roi Charles VII en 1428.

En 1428, Marguerite de Valois (1407-1458) épouse Jean III de Harpedane, seigneur de Belleville-en-Poitou et Montaigu, sénéchal de Saintonge, chambellan de Charles VII de France, fils de Jean II de Belleville et de Jeanne de Mussidan.

Marguerite de Valois devint ainsi Madame de Belleville et fut attachée à la cour.

Elle laissa une prospérité qui termina par la mort du seigneur de Belleville en 1587 lors de la bataille de Coutras.

 

 

 

Du XVIème siècle à la Révolution

 

Nicolas de Cicon, seigneur de Ransonnières en Haute-marne, épousa Marguerite, fille de Jean II en 1534, ils vécurent à Champdivers au vieux château de la motte. Ils connurent des soucis d'argent qui les contraindront à vendre une partie des terres.
Claude de Cicon (1560 - 1573) fit réaliser un énorme terrier (registres des propriétés), le premier qui fut conservé.

 

De 1560 à 1630, la seigneurie décline, son château est ruiné et abandonné, les revenus de ses terres s'amenuisent et la descendance de la famille de Cicon se dispute les biens et accumule les dettes.

 

En 1635, la seigneurie de Champdivers est rachetée par une famille bourgeoise, anoblie de Besançon : les Buson.


Guerre de dix ans (1636 - 1644) 

Cette période de d'histoire est surement une des plus douloureuses pour Champdivers. Pendant cette guerre opposant les français aux franc-comtois, le village connait la destruction de la maison paroissiale, de la chapelle et de son château.

À cette période de guerre, les pestes et les crues du Doubs ont décimé la population.

En 1651, il ne reste que dix familles et une enquête de 1657 indique 45 habitants. Le village se relève et prospère, de nouveaux habitants vinrent s'installer au village. En 1647, Claude Antoine Louis Buson replace la seigneurie sous l'influence du comté de Bourgogne. Les Buson, installés à Dole, furent de véritables rentiers du sol. Ils relèveront la seigneurie et l'administreront jusqu'à la Révolution.

(Plan du géomètre Fénéon, exécuté pour le dernier seigneur entre 1788 et 1791. On remarque que l'emplacement du chateau est représenté.)

 

  

 

(Vue générale du village au début du XXème siècle, cliché Karer vers 1905)

 

La population est regroupée dans des hameaux : La Borde de Dame Nicole, par exemple.

Population :

             - 1688 - 243 habitants dont 121 domestiques
             - 1790 - 403 habitants

 

Au XVIIe siècle le village est marqué par les guerres, après la guerre de dix ans, le village se releva, la population se reconstitua vite et connut pendant tout le XVIIIe siècle une réelle prospérité. La population dépasse 300 habitants.

 

 

 

 

 Epoque Contemporaine

 

À la révolution, Mme Vve Hugues Gabriel Buson émigra en Suisse avec son fils. Ce n’est qu’après les événements de 1789 que l’ancienne communauté a été remplacée par la commune pourvue d’une assemblée communale et à partir de l’époque napoléonienne d’un Maire, nommé par le pouvoir exécutif (le premier fut P.F. Mittaine). Il faudra attendre 1882 pour que le maire soit élu au sein du conseil municipal. Tous les biens de la famille Buson sont vendus et rachetés presque en totalité par les habitants. De retour en France, les héritiers Buson ne récupéreront en 1825 qu'une petite partie de cette vente.

 

Jusqu'au XXe siècle la population habitait des maisons en pierres recouvertes de chaume. Le sol fertile, protégé des crues du Doubs par des digues, produit des légumes et des céréales vendus sur les marchés de Dole.

À partir du XXe siècle, l’essor économique de la région a permis à une grande partie de la population d’abandonner le travail de la terre pour se tourner vers le monde industriel.

Aux XIXe et XXe siècles, quatre phases se distinguent dans l’évolution démographique : accroissement jusqu’en 1831, décadence lente puis rapide de 1831 à 1931 (défaut de rentabilité de la terre et révolution agricole), reprise de 1931 et accroissement rapide depuis 1980 (création des lotissements « corvée du pont » et « sous le village »).

 

  

 

 

 

 


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